Nyanga : les populations interpellent le Chef de l’État sur les chantiers inachevés et demandent un audit des fonds alloués à la province

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NYANGA,( Agence de presse la plume de l’info.com)_ Les populations de la province de la Nyanga appellent le Président de la République, Chef de l’État, et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, à faire toute la lumière sur la gestion des ressources publiques destinées au développement de leur province. Elles réclament notamment un audit approfondi, département par département, afin d’établir les responsabilités dans la gestion des différentes enveloppes budgétaires annoncées pour la réalisation des infrastructures.

Dans plusieurs localités de la Nyanga, l’état d’avancement de certains travaux suscite de nombreuses interrogations et un profond mécontentement au sein des populations. Des chantiers annoncés comme devant contribuer à la modernisation des infrastructures locales demeurent, selon plusieurs témoignages, inachevés, à l’abandon ou exécutés dans des conditions jugées insatisfaisantes.

Au cœur des préoccupations figure notamment une enveloppe de 7 milliards de francs CFA, qui aurait été allouée à la province pour la réalisation de différents projets. Les populations demandent que toute la lumière soit faite sur l’utilisation de ces fonds : quels montants ont effectivement été décaissés ? Quels marchés ont été attribués ? À quelles entreprises ? Quels travaux ont réellement été réalisés et à quel coût ?

À ces interrogations s’ajoutent celles relatives à l’organisation, dans la Nyanga, de la deuxième édition de la Fête de la Libération du 30 août. Une enveloppe de 10 milliards de francs CFA aurait également été annoncée ou mobilisée à cette occasion. Là encore, les populations souhaitent connaître le montant exact des crédits engagés, leur destination ainsi que le bilan financier et matériel de cette opération.

Face à ces nombreuses interrogations, les habitants de la Nyanga souhaitent que des audits indépendants et transparents puissent être conduits afin de déterminer avec précision l’utilisation des deniers publics. Il ne s’agit pas, pour les populations, de condamner à l’avance qui que ce soit, mais de permettre à la lumière d’être faite sur la gestion des ressources destinées au développement de leur province.

La multiplication des chantiers inachevés alimente en effet un sentiment de frustration parmi les habitants, qui estiment que les investissements annoncés auraient dû produire des réalisations concrètes et durables dans les différents départements de la Nyanga.

Certaines voix dénoncent déjà ce qu’elles considèrent comme une mauvaise gestion des ressources publiques, voire d’éventuelles pratiques de détournement ou de corruption. Ces accusations, qui demeurent à établir, doivent pouvoir être vérifiées par des enquêtes sérieuses et contradictoires. Si des irrégularités étaient effectivement constatées, les responsables identifiés devraient naturellement répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes, conformément aux lois de la République.

Les populations de la Nyanga en appellent ainsi directement au Président de la République. Elles souhaitent que la promesse d’une gouvernance fondée sur la responsabilité, la transparence et la lutte contre l’impunité trouve une traduction concrète sur le terrain.

Pour les Nynois et les Nynoises, la Ve République ne saurait être synonyme de reproduction des anciennes pratiques de gestion publique. La transparence dans l’utilisation des ressources de l’État, la reddition des comptes et la sanction des éventuels abus doivent, selon eux, constituer des principes incontournables de la nouvelle gouvernance.

Au-delà des éventuelles responsabilités individuelles, c’est surtout l’avenir de toute une province qui est en jeu. La Nyanga dispose d’importants atouts et ses populations aspirent légitimement à bénéficier d’infrastructures modernes, fonctionnelles et durables.

Les habitants demandent donc que les chantiers inachevés soient recensés, que les fonds engagés soient retracés, que les audits soient menés avec impartialité et que les éventuelles responsabilités soient clairement établies.

La Nyanga mérite mieux que des promesses et des ouvrages abandonnés. Elle mérite des investissements visibles, une gestion transparente de ses ressources et des infrastructures à la hauteur des aspirations de ses populations.

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