Libreville,( Agence de presse la plume de l’info.com)_ La réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football (Caf) tenue, vendredi dernier à Dar es Salam en Tanzanie, a accouché d’une souris. La déception est grande pour ceux qui attendaient que ce conclave lève les doutes et dissipe les malentendus d’une gouvernance footballistique qui pose de plus en plus problème.
Malheureusement, rien de probant ni de rassurant n’y est sorti. Le football africain est donc plongé dans le flou. Rien n’est plus précis. La Ligue des Nations est encore dans les limbes, l’incertitude plane autour de l’organisation de la Can féminine. Quant à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de 2027, on ne sait toujours pas à quelle période elle devrait se tenir. La Caf parle de juin et juillet, or l’un des trois pays organisateurs, le Kenya, sera en pleine campagne pour la présidentielle prévue au mois d’août.
Au demeurant, la Can n’a plus ni date ni de période fixe. Elle se tient maintenant à cheval entre deux années, et non plus en année impaire.
A l’évidence, la Caf est plongée dans une errance organisationnelle et son président, Patrice Motsepe, est accusé de mollesse. On lui reproche, notamment, de galvauder l’héritage d’Issa Hayatou, qui avait pourtant réussi à décomplexer et à imposer la souveraineté d’une l’Afrique, forte de ses 54 fédérations. Plus grave, il ne mesure pas l’importance politique, sociale et économique pour les pays africains d’organiser une Can tous les deux ans. Or une Can quadriennale est un stratagème de la Fifa pour favoriser les clubs européens et réduire l’Afrique à fournir les muscles. Ce qui est de nature à réveiller de douloureux souvenirs.
Motsepe ne tient plus ferme le gouvernail d’une Caf qui baisse la tête et courbe l’échine devant la Fifa, omnipotente et envahissante. Des voix dissidentes commencent à se faire entendre, pour que le Sud- Africain cède le fauteuil à quelqu’un qui défendra mieux les intérêts de l’Afrique. Devant la mauvaise tournure des événements les fédérations ont à choisir entre fermer les yeux et continuer à recevoir les oboles de la Fifa ou agir pour mettre un terme à une politique de vassalisation du continent africain en matière de football.
