Libreville (Agence de presse La Plume de l’Info) – Réunis en assemblée générale ce samedi 17 janvier au terrain de basket d’Awendjé, à Libreville, les membres du collectif SOS Éducation ont décidé, à l’unanimité, de poursuivre le mouvement de grève entamé le 5 janvier dernier.
Selon les enseignants mobilisés, cette décision s’inscrit dans la continuité d’une lutte jugée légitime et ancienne. « La décision finale est sans équivoque : la grève se poursuit tant que nous n’aurons pas obtenu satisfaction. Ce problème perdure depuis des décennies. Il n’est pas politique, car l’administration est une continuité. Même si un Président de la République quitte le pouvoir et qu’un autre lui succède, nous avons pourtant accordé un moratoire de deux ans », a déclaré Antoine Obame Nguema, enseignant de français et membre du collectif.
De son côté, Ghislain Davy Motongo, enseignant au lycée Jean-Hilaire Obame Eyeghe, a tenu à préciser que les revendications du collectif demeurent strictement professionnelles. « Nous demandons simplement la valorisation du métier d’enseignant dans notre pays. Cela passe notamment par la résolution et la régularisation de nos situations administratives, avec un effet solde immédiat », a-t-il souligné.
Présent pour apporter son soutien à ses collègues, Simon Ndong Edzo, enseignant à la retraite, a exhorté le corps enseignant à maintenir la mobilisation. « Nous devons continuer à pousser, à secouer le cocotier, et le fruit finira par tomber. Il n’y aura donc pas de reprise des cours lundi. Les autorités doivent accorder aux enseignants ce qu’ils réclament : un salaire normal et le respect des droits que les textes en vigueur leur reconnaissent », a-t-il martelé.
