Première session ordinaire du CESEC : Guy Bertrand Mapangou plaide pour la déclaration de l’IBOGA comme patrimoine national inaliénable

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Libreville, (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – Le Président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), Guy Bertrand Mapangou, a ouvert, ce mardi, la première session ordinaire de cette institution, située dans le premier arrondissement de Libreville. Cette session se décline en deux thèmes principaux. Le premier aborde la question de « la recrudescence des crimes de sang au Gabon : Stratégies et suggestions pour endiguer le phénomène ». Le second thème est intitulé « l’IBOGA : Patrimoine national, levier de l’économie verte, de la recherche scientifique et médicale ».

 

Guy Bertrand Mapangou a souligné que les thématiques choisies résonnent parfaitement avec les chocs sociaux et les défis structurels auxquels notre pays est confronté. Elles témoignent de la volonté du CESEC de traiter des questions sensibles, complexes et déterminantes pour l’avenir du Gabon.

 

Au sujet de l’IBOGA, le président du CESEC a rappelé que ce second thème plonge au cœur de notre identité profonde. Il envisage l’IBOGA (ou EBOGHÉ, de son nom originel) comme un moteur économique et un levier pour la recherche scientifique et médicale. Cela soulève la problématique de la valorisation stratégique d’un patrimoine culturel sacré, d’une valeur exceptionnelle. Malgré son potentiel reconnu, l’IBOGA reste insuffisamment structuré et exposé aux risques de surexploitation, de bio-piratage et d’appropriation illégitime des savoirs traditionnels par le pillage du vivant.

 

Le CESEC estime qu’il est essentiel d’initier une réflexion approfondie sur la structuration d’une filière responsable, la valorisation scientifique et médicale encadrée, ainsi que la protection juridique et éthique des connaissances ancestrales endogènes. À l’échelle nationale, ce débat s’inscrit dans une logique de diversification économique, de souveraineté scientifique et de rayonnement culturel du Gabon, à travers cette plante millénaire que certains qualifient déjà de « Pénicilline du XXIe siècle ».

 

« Prenons-en conscience, car les appétits de certains pays occidentaux se font de plus en plus pressants pour s’approprier ce Graal », a déclaré Guy Bertrand Mapangou. Il a ajouté : « Pendant que des laboratoires étrangers exploitent ses vertus en déposant des milliers de brevets et en érigeant des cliniques à travers le monde, le Gabon ne peut, et ne doit plus, rester spectateur de sa propre spoliation. Le gouvernement doit déclarer l’IBOGA comme patrimoine national inaliénable. »

 

En soulignant l’importance de lutter contre les crimes de sang, devenus légion, tout en faisant de l’IBOGA un véritable levier de développement durable, ces réflexions visent à produire des réponses adaptées et à orienter les politiques publiques vers des solutions durables, respectueuses des valeurs sociales, traditionnelles et culturelles du pays, au bénéfice des générations présentes et futures.

 

Il a rappelé que la mission du CESEC est à la fois claire et exigeante : éclairer les choix de l’Exécutif et du Parlement par des avis argumentés, fondés sur une analyse rigoureuse des réalités économiques, sociales, environnementales et culturelles.

 

Enfin, il est à noter que cette session ordinaire, qui a débuté le 17 février 2026, s’achèvera le 17 mars prochain.

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