Le SYNAMAG met en garde toute personnalité publique contre toute atteinte à l’honneur et à la dignité du corps judiciaire
Libreville (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – Réunis en assemblée générale extraordinaire ce lundi au Palais de justice de Libreville, les membres du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG), sous la présidence de M. Landry Abaga Essono, ont lancé un avertissement solennel à l’endroit de tout homme public, leader d’opinion ou autorité publique qui serait tenté, par ses propos ou ses actes, de porter atteinte à l’honneur et à la dignité du corps judiciaire.
Cette réaction fait suite aux propos tenus récemment par Geoffrey Foumboula Libeka Makosso, visant le corps judiciaire. Les magistrats ont exprimé leur vive indignation et ont fermement dénoncé des déclarations qu’ils jugent attentatoires à la considération due à l’institution judiciaire. Ils ont, par la même occasion, mis en garde toute personne qui se rendrait coupable d’accusations infondées contre des magistrats, soulignant que de tels agissements pourraient être sévèrement sanctionnés par la loi.
Selon le président du SYNAMAG, Landry Abaga Essono, toute nouvelle attaque dirigée contre l’institution judiciaire fera l’objet d’une riposte immédiate et ferme. « La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, sans considération de rang, de titre ou de fonction », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur le fait que la responsabilité pénale sera recherchée partout où elle pourrait se dissimuler, y compris derrière les apparences de l’autorité ou les privilèges supposés liés à certaines fonctions.
Au cours de cette assemblée, les magistrats ont par ailleurs dénoncé et condamné avec la plus grande fermeté les propos attribués à Geoffrey Foumboula Libeka Makosso, dans lesquels les magistrats auraient été qualifiés de « malades mentaux ». Pour le président du SYNAMAG, de tels propos constituent une atteinte grave à la dignité et à la respectabilité de la magistrature.
M. Landry Abaga Essono a tenu à rappeler que le magistrat n’est « ni un objet de divertissement, ni un exutoire pour des personnalités en quête de visibilité ou en déficit de retenue ».
Dans cette perspective, il a précisé que ceux « dont l’insulte est facile et le respect fragile » doivent prendre acte que le temps de l’observation est désormais révolu. « Toute attaque contre l’institution judiciaire sera traitée avec la plus grande fermeté, comme une atteinte grave aux fondements mêmes de l’État de droit », a-t-il affirmé.
Enfin, les magistrats ont rappelé avec insistance que toute accusation portée à l’encontre de membres du corps judiciaire, notamment lorsqu’ils sont qualifiés de « malades mentaux », doit impérativement être étayée par des preuves sérieuses, crédibles et incontestables.
