🔴Alerte/Libération du journaliste Médard Tounda Youbi : le RENAJI salue un dénouement heureux et rend hommage à la mobilisation collective

0

Libreville,( Agence de presse la plume de l’info.com)_ Après trois mois et vingt-deux jours de détention préventive, le journaliste retrouve les siens. Le Réseau national des journalistes indépendants exprime sa profonde gratitude aux autorités, aux institutions de la République, au REDHAC, aux organisations nationales et internationales, à la société civile ainsi qu’à l’ensemble de la profession médiatique.

Une page particulièrement éprouvante vient de se tourner pour le journaliste Médard Tounda Youbi, directeur de publication de Youbi Infos Média et membre du Réseau national des journalistes indépendants (RENAJI). Détenu préventivement à la Prison centrale de Libreville depuis plusieurs mois, notre confrère a recouvré la liberté ce vendredi 14 août 2026, aux alentours de 18 heures.

Après trois mois et vingt-deux jours de détention, cette libération constitue un immense soulagement pour sa famille, ses proches, ses confrères et, plus largement, pour l’ensemble de la communauté des professionnels des médias.

Pour le RENAJI, cette issue heureuse est avant tout un moment de soulagement et d’espérance. Elle met un terme à une période particulièrement douloureuse au cours de laquelle la situation de Médard Tounda Youbi avait suscité une mobilisation croissante au sein de la profession journalistique, des organisations de défense des droits humains et de plusieurs acteurs de la société civile.

Un soulagement collectif
Dans une communication rendue publique à l’occasion de cette libération, le Bureau exécutif du RENAJI a tenu à rappeler que la joie des retrouvailles devait naturellement s’accompagner d’un devoir de gratitude envers toutes celles et tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à cette heureuse issue.

L’organisation professionnelle salue particulièrement l’engagement du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), dont le plaidoyer, l’accompagnement et l’attention constante ont contribué à maintenir la question des droits fondamentaux et de l’apaisement au cœur des préoccupations.

Le RENAJI adresse également ses remerciements aux autorités gouvernementales, aux institutions de la République et aux différents responsables de l’État qui, dans le cadre de leurs prérogatives respectives, ont prêté une oreille attentive aux démarches entreprises et participé, directement ou indirectement, à la recherche d’une issue favorable.

Une reconnaissance particulière est également adressée aux institutions de la République, notamment au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), la Haute autorité de la communication (HAC), ainsi qu’à toutes les personnalités publiques qui ont accordé une attention particulière à cette situation.

#La solidarité nationale et internationale saluée

Au-delà des institutions publiques, le RENAJI n’oublie pas les nombreuses organisations nationales de professionnels des médias, organisations de défense des droits humains, associations de la société civile, formations politiques, partenaires nationaux et organisations internationales qui ont accompagné cette situation par leurs prises de position, leurs démarches, leurs plaidoyers, leur disponibilité ou leur vigilance.

Cette mobilisation, estime le RENAJI, a permis que le dossier de Médard Tounda Youbi ne soit ni relégué au second plan ni abandonné à l’indifférence.

La reconnaissance de l’organisation s’étend également aux nombreux journalistes et médias qui ont couvert cette affaire avec professionnalisme, discernement et responsabilité. Par leurs articles, reportages, analyses et publications, ils ont contribué à maintenir l’attention de l’opinion publique, tout en veillant, dans leur grande majorité, au respect de l’éthique journalistique et de la dignité des personnes concernées.

#Une famille éprouvée, mais demeurée debout

Dans cette épreuve, une pensée particulière demeure tournée vers la famille de Médard Tounda Youbi.

Loin des projecteurs, celle-ci aura supporté durant de longs mois une épreuve dont le poids ne saurait être pleinement mesuré. Elle aura accompagné, soutenu, espéré et patienté, tout en maintenant le lien avec le détenu et en participant, autant que possible, aux différentes démarches destinées à favoriser une issue heureuse.

À cette famille éprouvée, le RENAJI adresse son profond respect, sa considération et sa reconnaissance.

#Le travail dans l’ombre également reconnu

Le Président du RENAJI tient également à rendre hommage aux membres de son Bureau, son Cabinet, à ses collaborateurs et à l’ensemble des responsables du Réseau qui, malgré leurs obligations professionnelles et leurs contraintes personnelles, sont demeurés mobilisés.

Dans la discrétion, parfois loin des regards, certains ont multiplié les contacts, les consultations, les démarches et les médiations. D’autres ont mobilisé leurs réseaux, leur disponibilité, leur énergie et leurs propres moyens.

« Lorsque l’un des nôtres traverse une épreuve, la solidarité professionnelle ne doit pas être un simple mot, mais une réalité », rappelle en substance le RENAJI, qui adresse sa gratitude à tous ceux dont l’action, connue ou demeurée anonyme, aura contribué à rapprocher l’issue aujourd’hui célébrée.

#Une victoire de l’apaisement plutôt qu’une confrontation

Pour le RENAJI, cette libération ne doit pas être considérée comme la victoire d’un camp sur un autre. Elle doit plutôt être appréhendée comme un moment de soulagement collectif et une occasion de renforcer le dialogue, la confiance et la responsabilité entre les différents acteurs de la société.

L’organisation réaffirme, à cet égard, son attachement au respect des lois et des institutions de la République, tout en maintenant son engagement en faveur de la protection des journalistes, de la défense de leurs droits et de la création des conditions nécessaires à l’exercice responsable, professionnel et digne du métier de journaliste.

L’épreuve traversée par Médard Tounda Youbi rappelle également une exigence essentielle : la liberté de la presse et la responsabilité journalistique sont indissociables. Le journaliste, comme tout citoyen, demeure titulaire de droits qui doivent être connus, respectés et protégés.

#Tirer les enseignements de l’épreuve

Le RENAJI entend désormais tirer les enseignements de cette affaire afin de renforcer ses mécanismes internes d’alerte, d’accompagnement et de solidarité.

L’objectif est clair : permettre à l’organisation de répondre avec davantage de célérité, de méthode et de discernement chaque fois que l’un de ses membres sera confronté à une difficulté susceptible d’affecter son intégrité, sa liberté ou l’exercice de son activité professionnelle.

Cette épreuve doit ainsi servir de leçon collective et contribuer à renforcer la solidarité au sein de la corporation, la protection des professionnels des médias et la défense des libertés fondamentales.

« Bienvenue parmi les tiens, cher confrère »

Au terme de cette longue épreuve, le RENAJI invite Médard Tounda Youbi à prendre le temps nécessaire pour retrouver les siens, reprendre progressivement ses repères et renouer avec sa vie professionnelle et sociale.

À sa famille et à ses proches, le Réseau renouvelle ses sentiments de profonde considération.

À toutes les institutions, autorités, organisations, associations, partenaires, défenseurs des droits humains, professionnels des médias, consÅ“urs, confrères et anonymes qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à ce dénouement, le RENAJI adresse sa reconnaissance la plus sincère.

Car certaines batailles ne se gagnent pas dans le vacarme, mais dans la constance, la patience, le dialogue et la persévérance.

Aujourd’hui, une seule réalité mérite d’être retenue : Médard Tounda Youbi est libre et retrouve les siens.

Et à tous ceux qui, dans la lumière comme dans l’ombre, ont contribué à ce qu’il en soit ainsi, le Bureau exécutif du RENAJI adresse un mot simple, mais d’une immense portée :
MERCI.

Bienvenue parmi les tiens, cher confrère Médard Tounda Youbi.
Puisse cette nouvelle étape de ta vie être placée sous le signe de la sérénité, de la dignité, de la reconstruction et de l’espérance.

Source : Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com