Libreville, (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – Quatorze ans se sont écoulés depuis la disparition tragique du Président-Fondateur de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, figure emblématique de l’opposition gabonaise et homme d’État respecté. Le 15 octobre 2011, il était retrouvé mort à son domicile de la Cité d’Amas, dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, dans des circonstances qui, à ce jour, demeurent entourées d’un profond mystère.
Selon plusieurs témoignages et sources concordantes, son décès serait le résultat d’un assassinat prémédité, impliquant des mercenaires étrangers et certains hauts gradés de l’armée gabonaise, agissant sous les ordres du régime en place à l’époque, dirigé par Ali Bongo Ondimba.

Cette disparition brutale a plongé sa famille politique dans le deuil et laissé un vide considérable au sein de la classe politique nationale. Elle continue également de soulever de nombreuses interrogations : pourquoi, quatorze ans après les faits, aucun auteur n’a été arrêté ni inquiété ?
Le quatorzième anniversaire de la mort du Président-Fondateur de l’UPG devrait, à bien des égards, interpeller les nouvelles autorités de la République. Il appartient désormais à la 5ᵉ République, sous la conduite du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de faire toute la lumière sur cette affaire restée trop longtemps enfouie dans les tiroirs de la justice gabonaise.
Les proches du défunt, sa famille biologique comme politique, continuent de réclamer vérité et justice, convaincus que les commanditaires et exécutants de cet acte ignoble sont connus de tous. Leur silence et leur impunité constituent une blessure vive pour la mémoire collective et un affront à la justice.
En ce jour de commémoration, empreint de douleur et de recueillement, l’appel à la vérité résonne comme un devoir moral et républicain. Le peuple gabonais, et particulièrement les militants de l’UPG, espèrent que le Chef de l’État saura rendre justice à la mémoire de Pierre Mamboundou, redonnant ainsi dignité et apaisement à son épouse, à ses enfants et à toute une nation meurtrie par le silence des institutions.
