Le RENAJI dénonce l’exclusion de la presse du CESEC : un manque à gagner pour la démocratie gabonaise
Libreville,( Agence de presse la plume de l’info.com)_ L’exclusion de la presse du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) au Gabon, dénoncée par le Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI), soulève des questions fondamentales sur la santé de la démocratie dans le pays. Alors que le CESEC est censé être un organe représentatif des diverses composantes de la société civile, l’absence de professionnels des médias dans sa composition constitue une lacune préoccupante. La presse, en tant que pilier de l’information et de la liberté d’expression, devrait avoir sa place légitime dans ce processus décisionnel.
Le rôle des médias dans une démocratie ne peut être sous-estimé. Ils sont non seulement des canaux d’information, mais aussi des garants de la transparence et de la responsabilité des institutions. En écartant la presse du CESEC, le gouvernement gabonais semble ignorer l’importance cruciale que joue ce secteur dans l’évaluation et la critique des politiques publiques. Cette omission pourrait nuire à la qualité des échanges et à la pluralité des idées au sein de cet organe consultatif.
Le RENAJI a raison de revendiquer une représentation adéquate pour les journalistes. La proposition d’une catégorie distincte pour la presse au sein du CESEC n’est pas simplement une question de reconnaissance, mais un impératif pour assurer que les voix des journalistes soient entendues. Regrouper les médias avec des organisations de défense des droits humains, qui sont déjà nombreuses, risque de diluer leur impact et de compromettre leur capacité à influencer les politiques qui affectent directement le paysage médiatique et, par extension, la société.
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema et son gouvernement ont ici une occasion unique de démontrer leur engagement envers la liberté de la presse et les principes démocratiques. En révisant la composition du CESEC pour y inclure un groupe spécifique à la presse, ils enverraient un message fort sur l’importance de la transparence et de la participation citoyenne. Cette réforme pourrait également servir de modèle pour d’autres initiatives visant à renforcer le rôle des médias dans la gouvernance.
En conclusion, la dénonciation du RENAJI met en lumière une problématique essentielle pour l’avenir démocratique du Gabon. La représentation des journalistes dans le CESEC n’est pas qu’une question de formalité, mais un enjeu vital pour garantir que toutes les voix soient prises en compte dans la construction d’une société plus juste et éclairée. Ignorer cette réalité serait un pas en arrière pour la démocratie gabonaise.
Source : le Réseau National des Journalistes Indépendants.
