Libreville (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – Le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), Wamkele Mene, a tenu ce vendredi à Libreville, en marge de sa visite officielle au Gabon, un point de presse réunissant des représentants des médias nationaux et internationaux.
Au cours de cette rencontre avec la presse, Wamkele Mene a indiqué que cette visite vise à redynamiser les relations entre le Gabon et ce vaste marché continental, à la suite de la levée de la suspension du pays au sein de l’Union africaine. Il a rappelé que la ZLECAF regroupe les 55 États membres de l’Union africaine, dont 50 ont signé son accord fondateur, représentant un produit intérieur brut (PIB) combiné estimé à plus de 3 400 milliards de dollars, ce qui en fait le plus grand marché intégré au monde en nombre de pays participants.
Selon le secrétaire général, la ZLECAF offre au Gabon d’importantes opportunités dans plusieurs secteurs d’activité, notamment en favorisant une meilleure visibilité des produits gabonais sur l’ensemble du continent africain.
Wamkele Mene a également salué le modèle de la Zone d’investissements spéciale de Nkok, qu’il a qualifié de « réussite », en particulier dans les secteurs du bois et de l’industrie pharmaceutique. Il a exprimé le souhait de travailler étroitement avec cette zone économique afin d’étudier « la possibilité de diversifier les chaînes d’approvisionnement » et « d’élargir le marché gabonais au-delà de la sous-région d’Afrique centrale ».
Pour accélérer l’industrialisation et renforcer l’intégration économique du continent, le secrétariat général de la ZLECAF entend s’appuyer sur les outils numériques. Cette stratégie s’inscrit notamment dans le cadre du projet de poste frontalier unique de Kiossi, situé aux frontières du Cameroun, du Gabon et de la Guinée équatoriale, avec pour objectif d’accroître les échanges commerciaux et de fluidifier les transactions.
S’agissant du secteur privé gabonais, Wamkele Mene a estimé que celui-ci peut « pleinement tirer parti de ce marché de 1,4 milliard de consommateurs ». Selon lui, ces nombreux atouts permettront au Gabon de diversifier davantage sa production nationale et de renforcer ses capacités d’exportation vers l’ensemble du continent africain.
