Le Syndicat des Débrouillards et l’ONG Solidarité dénoncent des abus et réclament la libération de deux commerçants
Libreville, (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – Au cours d’une déclaration de presse tenue ce jeudi à Libreville, les représentants du Syndicat des Débrouillards du Gabon et de l’ONG Solidarité pour le Développement du Gabon, notamment Pascaline Mengué, Michelle Abéghé et Serge Alioune Motsinda, ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’« arrestation arbitraire » de deux jeunes commerçants gabonais et ont interpellé le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur la situation qui prévaut actuellement dans les marchés de la capitale.
Selon les intervenants, le maire central de Libreville ainsi que certains agents de recouvrement municipaux exerceraient quotidiennement des pressions sur les commerçants à travers des pratiques jugées contraires aux textes en vigueur. Ils affirment que leurs leaders ont simplement demandé à l’édile de Libreville de respecter les dispositions légales relatives à la fiscalité locale ainsi que les orientations du Chef de l’État concernant l’application de la loi des finances.
Les deux organisations exigent la libération immédiate d’Alvaresse Beyeme Be Nguema, président du Syndicat des Débrouillards du Gabon, et de Gabriel Steeve Mve Ngomo, président de l’ONG Solidarité pour le Développement du Gabon. Ces derniers auraient été interpellés le mardi 23 juin 2026 par des éléments de la gendarmerie affectés à l’Hôtel de Ville de Libreville. Les responsables associatifs affirment être sans nouvelles de leurs dirigeants et s’interrogent sur le lieu exact de leur détention.
Les membres des deux structures dénoncent également ce qu’ils considèrent comme des pratiques abusives de certains agents municipaux à l’encontre des commerçants. Ils évoquent des actes d’intimidation, des violences verbales et des prélèvements financiers effectués en violation des dispositions légales encadrant le recouvrement des taxes et redevances municipales.
Face à cette situation, les responsables du syndicat et de l’ONG appellent le Président de la République à intervenir afin que le maire de Libreville et ses collaborateurs respectent scrupuleusement les lois et règlements de la République gabonaise. Ils demandent notamment la cessation immédiate des prélèvements qu’ils jugent excessifs et irréguliers dans les différents marchés de la capitale.
Les commerçants, qui affirment subir ces pratiques depuis plusieurs années, expriment leur exaspération face à ce qu’ils considèrent comme une injustice persistante. Ils estiment que leurs représentants ont été arrêtés uniquement parce qu’ils dénonçaient publiquement ces dysfonctionnements et réclamaient davantage de transparence dans la gestion des recettes perçues auprès des vendeurs.
« Nous disons non. Vous ne pouvez plus continuer ainsi. Vous ne pouvez plus continuer à remplir vos poches et à vous enrichir sur le dos des commerçants. Cet argent appartient à la collectivité et doit être reversé au Trésor public afin de contribuer au développement et à la modernisation des marchés. Le syndicat demande simplement le respect de la loi des finances. En retour, ses responsables sont arrêtés et accusés de toutes sortes de motifs », a déclaré Pascaline Mengué.
À travers cette sortie médiatique, le Syndicat des Débrouillards du Gabon et l’ONG Solidarité pour le Développement du Gabon réaffirment leur détermination à défendre les droits des commerçants et réclament la libération sans délai de leurs dirigeants, tout en appelant les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire.
