*Assassinat d’Alicia : La population de la province de la Nyanga refuse le silence et réclame justice*
TCHIBANGA, (Agence de presse la plume de l’info.com) – Les habitants de la province de la Nyanga montent au créneau suite à l’assassinat d’Alicia Matamba, âgée de vingt ans, par Cedric Sosthène Essone, un officier de police exerçant à l’antenne OCLAD de Nyanga. Ce dernier a été exfiltré par sa hiérarchie, provoquant l’indignation de la population qui exige que justice soit faite rapidement pour punir tous les coupables.
Les manifestants dénoncent les violences faites aux femmes, qu’ils estiment ne pas être de simples « faits divers », mais bien des crimes contre l’humanité, contre leur culture et contre Dieu. Ils affirment : « Ce crime a été commis dans la Nyanga, et la justice doit également être rendue ici. Le coupable ne doit pas quitter le sol de la Nyanga ; il doit être jugé sur place. »
« Nous exigeons que toute la lumière soit faite. Que les auteurs, les complices et ceux qui les protègent répondent devant la justice des hommes et celle des ancêtres », ont-ils déclaré.
Ils rappellent que c’est un crime de trop : « La Nyanga refuse le silence. Nous ne couvrirons pas. Nous ne banaliserons pas. Nous ne laisserons pas ce dossier dormir dans un tiroir. » Toute la province se lève et dit non : non à l’impunité, non à la peur, non à la loi du plus fort.
Les habitants de la province de la Nyanga interpellent le Président de la République, Chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que les autorités judiciaires, administratives et sécuritaires, pour qu’ils fassent toute la lumière sur cette situation.
Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Chef du gouvernement, son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema,
La famille d’Alicia pleure.
Le peuple Nyanga attend.
Le Gabon regarde.
Nous vous demandons solennellement :
Que justice soit rendue, et vite.
Que l’enquête soit exemplaire.
Que la sanction soit à la hauteur du crime.
Les populations de la province de la Nyanga soulignent que, dans leur culture, la femme est sacrée. Elle est mère, sœur, et pilier. Toucher à une femme, c’est toucher à toute une lignée. Tuer une femme, c’est tuer l’avenir d’un village, d’une province, d’une nation.
« La violence n’aura pas le dernier mot. La loi, la dignité et la mémoire d’Alicia l’auront », ont-elles déclaré.
En conclusion, les Ninois affirment qu’ils passent du deuil à la résistance.
