Remise de plus de 25 distinctions à des femmes d’exception lors de la clôture de la troisième édition du 6FLAG

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Libreville, (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – La cérémonie de clôture de la troisième édition du Salon international féminin du Livre et des Arts du Gabon (6FLAG), organisée à l’Hôtel de Ville de Libreville, s’est achevée par une prestigieuse remise de distinctions honorant plus de 25 femmes gabonaises pour leur excellence dans divers domaines d’activité. Placée sous le thème « L’art à l’ère du digital », cette édition a réuni la marraine de l’événement, des écrivains, des artistes, des acteurs culturels, des lauréates ainsi que des délégations venues de plusieurs pays amis, avec le Tchad comme pays invité d’honneur.

Point d’orgue de cette troisième édition, la cérémonie de distinction a récompensé des femmes qui se sont illustrées par leur talent, leur engagement et leur contribution au rayonnement de la culture et du développement du Gabon.

Des prix d’honneur et d’excellence ont été décernés dans sept catégories : artisanat, audiovisuel, cinéma, humour, musique, théâtre et poésie. La catégorie littérature a, quant à elle, distingué les lauréates à travers trois récompenses : le Prix d’honneur, le Prix d’excellence et le Prix d’encouragement.
Le Prix des Femmes Leaders d’Impact a été attribué à plusieurs personnalités pour leur parcours remarquable, notamment Aïcha Moore, entrepreneure, Sidonie Flore Ouwe, magistrate, Juliana Aubame Ba Meboua, présidente d’Usine Verte, Amélie Garcia Medza Mba, présidente du Réseau national multisectoriel des coopératives du Gabon, ainsi qu’à Honorine Ngou, enseignante et écrivaine.

Le concours de l’art culinaire consacré aux mets du terroir a également suscité un vif intérêt. La Louche d’or du plat Nkumu est revenue à la jeune Janellia Simbou Nkoumba, tandis que Nicole Mboui Ondo s’est vu décerner la Louche d’or du paquet de concombre, récompensant ainsi leur maîtrise de la gastronomie traditionnelle gabonaise.

Un espace de transmission et de valorisation des savoir-faire
Revenant sur les temps forts de cette édition, la présidente du 6FLAG, Pulchérie Abeme Nkoghe, s’est réjouie de la richesse des échanges qui ont animé les trois journées de la manifestation.

« Pendant trois jours, des femmes ont exposé leurs créations, présenté leurs productions artisanales et culinaires réalisées à partir de ressources locales. Ce salon a surtout été un véritable cadre de partage d’expériences entre les générations. Les plus jeunes ont bénéficié du savoir-faire et de l’expérience de leurs aînées, lesquelles ont transmis avec enthousiasme leurs connaissances. C’est précisément cette dynamique de transmission dont notre société a besoin », a-t-elle déclaré.

Évoquant la cérémonie de distinction, elle a souligné que celle-ci visait avant tout à célébrer les femmes gabonaises qui excellent dans leurs domaines respectifs.

« Nous repartons avec plus de 25 distinctions attribuées à des femmes qui se distinguent dans plusieurs secteurs d’activité. C’est une manière de reconnaître leur mérite et de valoriser leur engagement », a-t-elle ajouté.

La relève assurée dans l’art culinaire traditionnel
S’agissant du concours culinaire, Pulchérie Abeme Nkoghe a salué la victoire de la jeune lauréate du plat Nkumu, qu’elle considère comme un symbole fort de la transmission intergénérationnelle.

« Le jury a estimé que la meilleure préparation du Nkumu était celle réalisée par une jeune fille, devant des candidates beaucoup plus expérimentées. C’est un signal extrêmement encourageant. Cela démontre que les savoirs culinaires traditionnels se transmettent efficacement et que l’avenir de ce patrimoine gastronomique est entre de bonnes mains », a-t-elle expliqué.

Une édition couronnée de succès
Au terme de cette troisième édition, dont la quatrième est d’ores et déjà annoncée pour 2027 avec le soutien renouvelé de la Mairie de Libreville, la présidente du Salon s’est dite pleinement satisfaite.

« Durant ces trois jours, les femmes gabonaises se sont retrouvées pour réfléchir à leur rôle dans la société et rappeler qu’elles demeurent les gardiennes des valeurs et du patrimoine culturel gabonais. Voir les sourires sur leurs visages constitue pour nous la plus belle des récompenses », s’est réjouie l’écrivaine Pulchérie Abeme Nkoghe.

Cette troisième édition du Salon international féminin du Livre et des Arts du Gabon s’achève ainsi sur une note d’espoir, en consacrant le talent, le leadership et la créativité des femmes gabonaises, tout en réaffirmant l’importance de la transmission des savoirs et de la promotion du patrimoine culturel national.

Annie Mapangou.

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