Les responsables des confédérations syndicales des travailleurs interpellent le gouvernement pour respecter la date des élections

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Libreville, (Agence de presse La Plume de l’Info.com) – Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Libreville, les responsables des confédérations syndicales des travailleurs, Étienne Moussavou, Léon Mebiame, Jean-Claude Bekalé, Étienne Boundzanga et Wenceslas Mba Nguema, ont interpellé le gouvernement afin qu’il respecte scrupuleusement le chronogramme électoral établi, qui ne saurait être modifié au détriment des secteurs parapublic et privé, regroupant la majorité des travailleurs du pays.

Ils ont déploré l’attitude de plusieurs organisations syndicales du secteur public, qui confondent le pouvoir conféré par la convention n° 98 de l’OIT sur le droit d’organisation et de négociation collective avec la convention n° 144 sur les consultations tripartites.

Les responsables des confédérations syndicales ont rappelé que le mode électoral choisi par le gouvernement, après de multiples consultations avec les employeurs, les travailleurs et le Bureau international du Travail (BIT), est celui des élections des délégués du personnel dans l’ensemble des secteurs public, parapublic et privé.

Ils ont clarifié que ce mode électoral établit un lien direct entre le travailleur ou l’agent public et sa confédération syndicale, par le principe de la hiérarchisation syndicale : à la base, un syndicat d’entreprise ou d’administration (ou, à défaut, un délégué syndical) présente un ou plusieurs candidats aux élections professionnelles. Ces syndicats de base sont affiliés aux fédérations sectorielles, elles-mêmes rattachées aux confédérations.
Ainsi, l’élection d’un délégué du personnel sous la bannière d’un syndicat de base est attribuée de facto à la fédération sectorielle et à la confédération correspondante.

Ils ont en outre édifié le public sur le mode électoral direct uninominal, qui ne détermine que la représentativité des confédérations syndicales, au détriment des fédérations sectorielles et des syndicats d’entreprises ou d’administrations publiques, faute de lien entre le travailleur ou l’agent public et sa confédération. Dans ce cas, expliquent-ils, le leader de la confédération élu ne saura pas précisément qui l’a plébiscité, ni dans quelle entreprise ou administration se trouve son électeur.

C’est dans cette optique que les confédérations syndicales des travailleurs, COSYGA, CGSL, EN.SY.TG, CGT/FL et CSDT, fortes de leur connaissance des modes d’organisation des élections professionnelles dans le monde, ont opté pour l’élection des délégués du personnel et des agents publics, à l’instar de pratiques observées dans certains pays occidentaux et africains.

Elles invitent par ailleurs tous les camarades membres de leurs organisations, ainsi que l’ensemble des travailleurs, à se mobiliser pour une participation massive aux élections professionnelles du 22 avril prochain.

Rappelons enfin que ces confédérations ont expliqué la signification des trois formes de dialogue social, la notion de consultation tripartite, et les modes électoraux permettant de déterminer la représentativité syndicale.

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