Liberté de la Presse/Hac: l’Opam réclame la tête de Raphaël Ntoutoume Nkoghé !

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L’organisation Patronale des Médias (OPAM), a réclamé, mardi, à Libreville, le départ «immédiat» du président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Raphaël Ntoutoume Nkoghé.

Dans une conférence de presse animée par le directoire de l’Opam, Guy Pierre Biteghé a lâché clairement son mécontentement vis-à-vis du président de la Hac, quant à son acharnement ahurissant face aux médias privés. Notamment, les suspensions fracassantes et abusives infligés aux journalistes d’une part, et les organes de presse d’autre part.

L’image que renvoie la Hac est celle d’une institution autoritariste dont le seul but est de régler des comptes à ceux qui font valoir leur liberté de ton, optent pour une discordante ou encore décident de sortir du «mainstream», ce courant qui abhorre la pensée libre.

«Au-dela de la simple mise en garde au président de cette institution, Monsieur Raphaël Ntoutoume Nkoghé, nous exigeons aujourd’hui son départ de la tête de cette institution», a déclaré, le patron de l’Opam, Guy Pierre Biteghé, lors des échanges avec ses confrères venus nombreux.

Selon lui, Raphaël Ntoutoume Nkoghé ne réunit pas les conditions et les exigences requises à ce niveau de responsabilité.

«Depuis la création de la Hac, en seulement un an, le Gabon a perdu 7 places dans le classement de Reporters sans frontières (RSF), passant de la 107e place à la 115 sur 180. C’est là, une preuve manifeste de la folie restrictive de la liberté d’expression dont la Hac s’est faite le porte flambeau», a indiqué le président de l’Opam.

C’est dans cette optique que l’Opam a saisi l’occasion pour lancer aux élus nationaux qui ont ratifié l’ordonnance créant la Hac en faisant fi des risques liés à la violation de la liberté de la presse.

Par ailleurs, elle exige la réforme aussi bien de la Hac que du code de la Communication qui, selon elle, sont devenus des outils aux mains d’un groupe de personnes, et principalement de son président qui s’en servent pour des règlements de comptes au mépris des intérêts économiques des entreprises de presse et des gabonais qui y sont employés.

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